1000 premiers jours de vie : Pourquoi sont-ils déterminants pour la santé de l’enfant?

Préparer aujourd’hui sa santé de demain.

C’est ce que met en évidence la théorie des 1000 premiers jours de vie. Grâce à un mode de vie sain, vous influerez sur la santé future de votre enfant.

Faisons le point sur ce qu’il faut privilégier.

Le concept des 1000 premiers jours selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

Les 1000 premiers jours de vie, de la conception jusqu’à la fin de la première enfance, élargis plus récemment à l’adolescence, constituent une fenêtre unique de sensibilité. Au cours de celle-ci, les modes de vie et l’environnement sous toutes ses formes qu’il soit nutritionnel, écologique ou socio-économique, créent des marques sur le génome, programmant la santé et le risque futur de maladie d’un individu pour la vie.

Avant et pendant la grossesse

  • Surveillez, vous et votre mari, vos apports en folates (vit. B9).

Impact d’une alimentation paternelle et/ou maternelle pauvre en folates : augmentation de 30% des malformations congénitales sur la descendance.

Sources de folates : Abats, légumineuses et légumes vert foncé à feuilles (cresson, épinards, mâche)

  • Veillez à avoir une alimentation variée et équilibrée, pauvre en sucre blanc et acides gras saturés (AGS) mais riche en fer, calcium et Oméga 3.
  • Supprimez le tabac, l’alcool, le stress, les polluants.
  • Évitez les grandes variations de poids pendant la grossesse.
  • En cas d’obésité d’un des deux parents ou du couple, il vous est conseillé une prise en charge nutritionnelle par votre médecin nutritionniste ou votre diététicienne, avant la conception de votre enfant. Une perte de poids avant procréation augmente vos chances de tomber enceinte et limite les prédispositions génétiques à l’obésité de votre enfant.

De la naissance à la diversification (0 à 18 mois)

  • Privilégiez le plus longtemps possible l’allaitement maternel exclusif, jusqu’à 6 mois si possible.
  • Supplémentez votre enfant en vitamine D en suivant les recommandations de votre pédiatre.
  • Pendant toute la durée de l’allaitement, veillez à avoir une alimentation variée et équilibrée et continuez d’éviter tabac et alcool.
  • Dès 4 et 6 mois commencez la diversification. Introduisez progressivement fruits, légumes, produits laitiers, huiles végétales et viande/poisson/œuf en complément du lait (500 ml à 800 ml de lait maternel ou de lait infantile par jour).
  • Introduisez le gluten à partir de 7 mois en petite quantité afin de prévenir la maladie cœliaque.
  • Privilégiez une alimentation contenant le moins possible de pesticides et toxiques.
  • Évitez de proposer à votre enfant des produits sucrés (biscuits, crème au chocolat, jus de fruits industriels, sodas). Ils n’ont AUCUN intérêt nutritionnel et créeront une dépendance au sucre chez votre enfant.
  • Stimulez l’apprentissage du goût en variant au maximum les cuissons, les saveurs (épices) et les textures.

Suite de la diversification (18 mois à 3 ans)

  • Maintenez l’apport en lait de croissance et surveillez les apports en protéines (max 30 g/jour) et sel.
  • Introduisez (dès 15 mois) les légumes secs en purée.
  • Développez l’acquisition de bonnes habitudes alimentaires : manger à table à heure fixe (3 repas + 1 goûter), ne pas grignoter, goûter tous les aliments proposés même s’ils ne sont pas mangés au final.
  • Encouragez votre enfant à bouger et à se dépenser tous les jours.

Enfance et adolescence

  • Veillez à continuer d’offrir à votre enfant une alimentation saine et équilibrée, adaptée à son âge.
  • N’hésitez pas à vous faire aider par une diététicienne-nutritionniste. Elle vous aidera à connaître les besoins de votre/vos enfant(s) et à adapter les repas en fonction de chacun.
  • Stimulez la curiosité et l’intérêt de votre enfant pour l’alimentation en lui proposant par exemple, de vous accompagner faire les courses, de vous aider à cuisiner ou encore, en créant un petit potager.
  • L’adolescence est une période difficile à tous les niveaux et l’alimentation n’est pas épargnée. Essayez de limiter leur consommation en produits sucrés et fast-food. Tenez bon !

A tout moment de la vie, on peut améliorer notre hygiène de vie et ainsi augmenter nos chances de vieillir en bonne santé. Les règles sont simples mais pas toujours faciles à suivre : une alimentation saine et équilibrée, une activité physique régulière et la gestion de son stress. Plus ces recommandations sont appliquées tôt dans la vie plus elles seront faciles à adopter, alors n’attendez plus !

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Claire Nepoux 

Diététicienne Nutritionniste

A Antibes Juan-les-Pins