Pourquoi vouloir maigrir donne faim ?

Beaucoup de personnes vivent la même expérience déroutante :
dès qu’elles décident de maigrir, la faim devient plus présente, plus urgente, parfois incontrôlable.
Elles en viennent alors à penser :

« Je manque de volonté »
« J’ai un problème avec la nourriture »
« Je ne suis pas faite pour ça »

En réalité, le problème n’est pas la personne.
Le problème vient surtout de la façon dont le corps et le cerveau réagissent à l’idée même de restriction.


Quand on veut maigrir, le corps se met en mode protection

Le corps ne comprend pas les objectifs esthétiques ou les injonctions sociales.
Il comprend une chose : une menace potentielle sur ses apports.

Dès qu’il perçoit :

  • une réduction volontaire des quantités,

  • des règles alimentaires strictes,

  • des aliments interdits,

  • une surveillance constante,

il déclenche des mécanismes de survie :

  • augmentation de la faim,

  • pensées alimentaires envahissantes,

  • attirance accrue pour les aliments « interdits »,

  • peur de manquer.

👉 Il ne s’agit pas d’un sabotage, mais d’un mécanisme de protection.


La faim n’est pas qu’une question de calories

C’est un point central en consultation.

Il est possible de manger :

  • « équilibré »,

  • « suffisamment » sur le papier,

  • « conformément aux recommandations »,

et d’avoir pourtant faim.

Pourquoi ?
Parce que la faim n’est pas uniquement énergétique. Elle est aussi :

  • cognitive (se retenir, contrôler, calculer),

  • émotionnelle (stress, pression, peur de grossir),

  • relationnelle (culpabilité, jugement de soi, comparaison).

Quand les repas sont associés à :

  • de la tension,

  • de la peur,

  • une obligation de bien faire,

👉 le corps ne se sent pas en sécurité
👉 la satiété ne s’installe pas
👉 la faim persiste ou réapparaît rapidement.


Pourquoi « se contrôler davantage » aggrave souvent la situation

Face à cette faim, beaucoup se disent :

« Puisque j’ai faim, je dois me contrôler encore plus »

Cette réaction est compréhensible… mais souvent contre-productive.

Plus on :

  • ignore les signaux de faim,

  • retarde les repas,

  • rigidifie les règles,

  • lutte contre les envies,

plus le corps apprend que ses signaux ne sont pas entendus.

Il augmente alors l’intensité :

  • fringales,

  • pertes de contrôle,

  • compulsions,

  • culpabilité,

  • sentiment d’échec.

👉 Ce cercle n’est pas un manque de motivation.
👉 C’est une réponse physiologique et psychologique prévisible.


Alors concrètement, comment faire autrement ?

C’est ici que l’accompagnement prend tout son sens.

1. Redonner de la sécurité au corps

Avant de parler de poids, il est essentiel de :

  • réinstaller des repas réguliers,

  • manger suffisamment,

  • alléger les interdits rigides,

  • permettre au corps de ne plus craindre le manque.

Un corps en sécurité crie moins.


2. Réapprendre à écouter la faim (la vraie)

En consultation, le travail consiste à :

  • différencier faim physique, émotionnelle et mentale,

  • reconnaître les signaux précoces,

  • manger avant l’urgence,

  • retrouver une satiété plus stable.

👉 La faim redevient un repère, et non un ennemi.


3. Apaiser le rapport à la nourriture

Cela passe par :

  • sortir du tout ou rien,

  • déconstruire les croyances alimentaires,

  • réduire la culpabilité,

  • réintroduire du plaisir et de la neutralité dans l’alimentation.

Quand la nourriture n’est plus un combat,
👉 les comportements se régulent plus naturellement.


4. Travailler sur le fond : peur, contrôle, image corporelle

Très souvent, le désir de maigrir cache :

  • une peur profonde de grossir,

  • un besoin de contrôle,

  • une relation compliquée au corps,

  • un long passé de régimes et de déceptions.

Ces dimensions ne se règlent pas avec un simple plan alimentaire.
Elles se travaillent dans un accompagnement psycho-comportemental, adapté à votre histoire et à votre rythme.


Et le poids dans tout cela ?

Paradoxalement :
👉 plus la relation à la nourriture s’apaise, plus le poids devient secondaire… et plus il se régule.

Pas nécessairement vers un poids idéalisé,
mais vers un poids compatible avec un corps nourri, respecté et apaisé.


Si vous vous reconnaissez dans ces situations…

  • vous avez faim dès que vous voulez « faire attention »

  • vous vous sentez en lutte permanente avec la nourriture

  • vous alternez contrôle et pertes de contrôle

  • vous avez l’impression d’avoir tout essayé sans que cela dure

👉 Ce n’est pas un problème de volonté.
👉 C’est le signe qu’il est temps de changer d’approche.

Un accompagnement adapté permet de :

  • sortir du cycle restriction → faim → culpabilité,

  • retrouver une relation plus sereine à la nourriture,

  • et, lorsque c’est juste pour vous, laisser le poids évoluer sans violence.

📩 Prendre rendez-vous, c’est déjà faire un pas vers plus d’apaisement, et non vers plus de contrôle